Exposé des motifs

 


Exposé des motifs rédigé par l'Honorable Mahama Sawadogo, député burkinabé et président de la Commission de la Coopération et du Développement de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie.

Les données statistiques de la pauvreté surtout en Afrique Sub-saharienne ainsi que les bilans des institutions spécialisées sont unanimes : La pauvreté s’accroît d’année en année dans les pays du Sud. Les femmes et les enfants en sont les premières victimes en dépit des objectifs du millénaire pour le développement, du processus de Monterrey sur le financement du développement, de la déclaration de Paris et de cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté (CSLP). Les crises financières, énergétiques et alimentaires pèsent sur les conditions de vie des populations vulnérables sans protection. Le pari de la communauté international de réduire de moitié d’ici 2015 l’extrême pauvreté et la faim dans le monde (objectif 1) est loin d’être gagné. Dans certaines parties du monde, la pauvreté atteint un niveau à tout point de vue (politiquement, juridiquement, économiquement et éthiquement) inacceptable.

Quoi que multiples et complexes, les contraintes conduisant à la non réduction de la pauvreté ne sont pas insurmontables pour autant que les acteurs nationaux et internationaux de développement observent rigueur, respect et responsabilité au sens de l’impératif éthique.

Impératif éthique ou la satisfaction des besoins essentiels vitaux et l’obligation des politiques publiques et privées de respecter la dignité de chaque être humain. L’initiative qui consiste à « Traduire les OMD en une loi visant la réduction de la pauvreté » s’inspire justement de cet impératif. En réaffirmant l’article 25 de la DUDH, plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux s’y ramènent.

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté ».

La pauvreté n’est pas une fatalité. Le respect de la dignité humaine, la responsabilité des Etats et d’autres acteurs mis en avant dans le Pacte international relatif aux droits politiques, économiques, sociaux et culturels (1966), la rigueur dans la gouvernance locale et mondiale, la nécessité d’un monde plus juste, plus éthique au service du développement humain des peuples sont autant d’impératifs qui commandent l’orientation vers un instrument juridique contraignant pour avancer réellement vers l’atteinte des objectifs du millénaire et garantir un développement minimum à tout être humain.

© Gérard Verna


 
Campagne pour une Loi visant
la réduction de la pauvreté

 
RAPPORTS

Réunion du consortium à Bruxelles
du 4 au 6 mars 2009

Réunion du comité scientifique,
Niamey du 30 mars au 2 avril 2009

Visites sur terrain au Niger
le 4 et 5 avril 2009:
• Tagabati
• Birni N’Gaouré

Audition par la Commission de la Coopération et du développement de l'APF, Cotonou, le 28 avril 2009

Récapitulatif de la campagne octobre 2008 - septembre 2009

Rapport de la rencontre de Ouagadougou - 29 et 30 avril 2010

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